Mobile et innovation en entreprise

La transition digitale en quelques fleurs : les nouveaux développeurs

Après le bourgeonnement digital et les cent fleurs, nous arrivons au terme de notre périple, et finissons avec un sujet qui nous concerne : les nouveaux développeurs.

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L'informatique a changé

Premier constat : en vingt ans, l'informatique a explosé, et s'est logiquement complexifiée. Cette complexité implique aujourd'hui l'existence de domaines d'expertises informatiques très variés, et une plus grande spécialisation des entreprises de développement, qui reflète celle de leurs employés.

Un exemple concret : il y a 10 ans, si vous alliez rapporter en France un super concept de réseau social que vous aviez vu lors d'un passage à Harvard, vous auriez effectivement pu trouver un bon développeur capable de vous réaliser ça proprement. L'image ci-dessous illustre bien ce que vous pouviez attendre d'un développeur pour partir à la conquête du web :

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(pour ceux qui apprécient, voir également celle de Youtube lors de son lancement)

Aujourd'hui, ce n'est plus la même histoire. Si vous voulez rapporter en France un super concept de réseau social de vidéo instantannée ("ça va cartonner !!!"), il vous faudra toute une équipe de développeur, de designers et de coordinateurs pour relever le défi technique et atteindre le niveau d'exigence qui est celui d'un utilisateur lamba. 

Cet exemple sur un domaine précis (une application web sans enjeu technologique) peut être transposé à un tout autre niveau en entreprise : les applications web ne sont qu'une partie des sujets informatiques, les systèmes SI intégrant toutes les machines, les logiciels embarqués, les logiciels métiers (Warehouse Management System dans le cas d'un entrepôt, par exemple), les logiciels de gestion (ERP), les applications lourdes déployées sur les postes des ordinateurs (logiciel Windows par exemple)... Plus que jamais, ce n'est pas un développeur qui pourrait réaliser une application métier de niveau professionel tant les expertises nécessaires sont variés et différentes.

Les besoins des entreprises ont changé

Dans tous les articles enflammés sur l'avenir du monde et de l'entreprise, on parle de "dé-siloter" les différents services. Il en est de même pour les projets informatique.

Jusqu'à présent, un logiciel métier était envisagé à l'échelle du service au sein duquel il allait être utilisé. Par exemple, l'outil de gestion de notes de frais devait permettre aux employés concernés de déclarer leurs frais facilement et aux RH de gérer comptablement ces frais de façon automatisée. 

De nos jours, en plus du DRH, le responsable commercial va vouloir faire remonter ces informations dans son CRM pour évaluer le coût d'acquisition d'un client et évaluer la perfomance de ses commerciaux, le département juridique va vouloir être notifié pour mesurer le risque de requalification de certaines dépenses, et la direction générale va vouloir voir le tout dans un joli graphe sur un DASHBOARD !!

Si les équipes de développement devaient auparavant creuser un sujet et des besoins RH, elles doivent désormais également écouter, digérer et intégrer dans leur développement des besoins de tous les services concernés, et les contraintes de leurs environnements techniques respectifs. Concrètement, leur travail évolue. D'une prise de besoin fonctionnelle à un logiciel cloisonné, on passe à une prise de besoin moins technique mais plus complexe, qui doit ensuite s'intégrer techniquement à d'autres outils ayant chacun leurs contraintes : on passe d'un bilboquet à un puzzle à 1000 pièces. Pas tout à fait le même genre de jeu ; ni le même genre de joueurs.

Les développeurs changent !

Effectivement, les développeurs changent car leur travail change. Comme nous l'avons vu, ils n'ont plus les mêmes outils, et doivent répondre à de nouvelles demandes. Ca se tient.

Le développement pur, les lignes de codes elles-mêmes, ne sont plus aussi centrales dans le succès d'un projet informatique (sauf pour une infime partie des projets qui impliquent de la R&D). L'enjeu se situe de plus en plus en amont, dans l'analyse des besoins et de l'environnement, dans la conception plus que dans la réalisation. Les expertises nécessaires pour réaliser un projet informatique changent également, impliquant des profils moins techniques et mais pas moins spécialisés : UX designer, architecte, développeur front-end, développeur back-end, développeur spécialisé au cas par cas, expert analytics... Et un chef de projet, ou SCRUM Master pour les projets organisés en équipes agiles utilisant SCRUM, pour faire communiquer et coopérer tout ce petit monde. Car c'est bien de ça qu'il s'agit : bien communiquer. 

Ce point de vue, duquel nous sommes convaincus, est évidemment partial. Il ressemble comme deux gouttes d'eau à la proposition que nous faisons à tous nos clients sur les différents projets sur lesquels nous travaillons : faire intervenir très en amont autant d'experts que nécessaires pour imaginer tous ensembles la meilleure des options. Puis la réaliser dans de bonnes conditions, avec conviction, ce qui se fait assez naturellement car tout le monde est partie-prenante depuis le début. Et oui, comme tous ces articles qui parlent de fleurs et de transition digitale : on y croit !

 

 

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Publié par Thomas Bompaire
Le 12 sept. 2016 10:00:00
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